La transparence sur les différentes approches
Au cabinet, la question est fréquente : « Quelle est la différence entre un ostéopathe qui fait craquer et un qui ne le fait pas ? »
L’ostéopathie englobe un ensemble de techniques manuelles. Au cabinet, je pratique exclusivement les techniques tissulaires (aussi appelées « douces ») et myo-tensives. Cet article a pour but de vous éclairer sur la diversité des pratiques.
En synthèse, les techniques de traitement se regroupent en trois grandes catégories : Tissulaire, Structurelle et Myo-Tensive.
I. L’Approche Tissulaire : Le cœur de ma pratique
Les techniques tissulaires sont souvent désignées par les termes fasciales, viscérales ou crâniennes, et sont regroupées sous l’appellation de techniques douces.
- Principes et Buts : L’objectif est de travailler sur les tissus mous du corps (fascias, muscles, ligaments, viscères) pour leur redonner élasticité et mobilité.
- Mécanisme : L’ostéopathe cherche à relâcher les tensions profondes et les restrictions tissulaires pour permettre une réadaptation locale et générale du corps.
- Bénéfices : Une meilleure qualité tissulaire induit une posture différente, une meilleure mobilité et un fonctionnement interne optimisé des organes.
- Application : Ces techniques peuvent s’appliquer à tous les patients, quel que soit l’âge (du nourrisson au senior) ou l’état de santé, car elles sont douces et respectueuses.
II. Les Techniques Structurelles : Le fameux « craquement »
Ce sont les techniques qui peuvent occasionner le bruit articulaire connu sous le nom de « crack ». Il est important de préciser que ce bruit n’est pas un gage d’efficacité : son intérêt thérapeutique est limité (tout comme le craquement des doigts).
- Le principe : Mettre une articulation en tension puis effectuer un geste précis et rapide.
- Le but : Provoquer un réflexe de relâchement neuro-mécanique pour libérer l’articulation.
- Précautions : Bien qu’elles s’appliquent à une grande partie de la population, ces techniques comportent des restrictions (chez le nourrisson, chez la personne très âgée souffrant d’ostéoporose ou sur une articulation fragilisée, par exemple en cas de hernie).
Si vous n’êtes pas à l’aise avec la surprise engendrée par ces gestes rapides, il est essentiel d’en parler à votre thérapeute pour qu’il adapte sa pratique.
III. Les Techniques Myo-Tensives : Le travail musculaire
Ces techniques sont souvent utilisées en complément des approches tissulaires ou structurelles.
- Le principe : Faire contracter, puis relâcher un muscle (ou un groupe musculaire) dans un axe ou un mouvement précis.
- Le but : Accompagner le muscle dans son relâchement pour gagner en souplesse et en longueur.
Conclusion : La bonne technique est celle qui vous convient
Toutes les techniques ostéopathiques sont pertinentes. Le choix de la pratique par un ostéopathe repose souvent sur sa formation, son affinité, et surtout sur la préférence et le confort du patient. Le plus important est que vous soyez en confiance et à l’aise lors de la séance. N’hésitez jamais à échanger avec votre thérapeute sur les techniques employées.